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COVID-19 | L’agriculture n’échappe pas aux impacts de la pandémie

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FILIERES IMPACTEES - Bien sûr, l’agriculture est, à ce jour, moins impactée que d’autres activités économiques. Activité prioritaire, elle n’a pas subi le brusque arrêt du 14 mars. Pourtant la photographie est à nuancer.

Premières filières impactées : les « petites productions »

- FLEURS ET ORNEMENTS : commerce arrêté alors que l’essentiel de l’année se fait dans les mois de mars à mai. Les exploitations sont en souffrance et le Ministère évoque un plan spécial. Dans l’Aube une dizaine d’horticulteurs sont touchés.

Pour la même raison de fermeture, les CENTRES EQUESTRES, LES FERMES ACCUEILLANT DU PUBLIC sont impactés.

- FRUITS ET LEGUMES : touchés par deux biais, la fermeture des restaurants, des cantines, des marchés et la pénurie de main d’œuvre pour les cueillettes. L’enjeu est de les aider à commercialiser et trouver la main d’œuvre nécessaire. C’est en passe d’être fait grâce à la plateforme « Des bras pour ton assiette », main d’œuvre à qui il faut fournir les conditions de travail les plus sécurisées possibles.

Des PRODUCTEURS LOCAUX sont également touchés par ces difficultés de commercialisation.

Grandes productions : la situation se tend et l’effet domino commence à se faire sentir

- LAIT : la fermeture de la Restauration Hors Domicile (RHD) et de certains marchés d’export entraine les laiteries à demander aux éleveurs de modérer les volumes de lait, surtout dans la période de pic printanier. L’autre risque surveillé est celui de la pénurie de main d’œuvre pour la collecte et la transformation.

- VIANDE OVINE : la suppression des repas familiaux festifs de Pâques et de l’Aïd alors que l’import d’agneaux néo-zélandais a été effectué inquiète la filière qui demande à appuyer au maximum la consommation d’agneaux français.

- VIANDE BOVINE : la fermeture des marchés d’export et des rayons traditionnels boucherie en GMS alerte la filière sur un effondrement des prix pendant et à la fin du confinement.

- GRANDES CULTURES : l’inquiétude tient surtout à la réaction des marchés actuellement très bons pour les céréales et dégradés pour le colza.

- VITICULTURE : ventes et expéditions à l’arrêt, restaurants fermés, la filière viticole est inquiète.

- POMMES DE TERRE : la fermeture de la RHD a entrainé celle des usines de transformation d’où un report d’une partie de la production sur le marché du frais. La moindre consommation amène certains producteurs à limiter leurs plantations 2020.