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L’humain un facteur essentiel de l’entreprise

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Les Chambres d’agriculture assurent un accompagnement technique au profit de la bonne santé des exploitations. Mais celle des exploitants ? La compétence « humaine » est aussi proposée pour permettre un bon équilibre dans le fonctionnement de l’entreprise. Le monde agricole doit OSER le coaching.

On dit qu’une entreprise solide se repose sur 4 piliers : la technique, l’économique-le financier, la commercialisation et l’humain. Depuis les années 80, le développement agricole et le négoce a beaucoup accompagné les agriculteurs sur les 3 premiers volets.

Bizarrement, le volet humain a longtemps été la cinquième roue du carrosse alors qu’il est capital dans l’équilibre global de toute entreprise. Depuis 10 ans, les coachs, médiateurs, thérapeutes (hypnose, TCC, thérapies brèves, PNL…) et les sophrologues fleurissent au côté des psychologues et psychiatres. Comme si l’humain dès qu’il allait un peu moins bien devait aller consulter, se faire aider. Le monde agricole a souvent plus confiance au rebouteux ou au magnétiseur du coin qu’à tous ces métiers bizarres.

Pourtant, la souffrance d’un chef d’exploitation, la mauvaise communication avec un salarié ou un conflit brulant entre associés sabotent parfois (pour ne pas dire souvent !) des efforts de travail sur l’exploitation. Que d’énergie perdue, que d’erreurs évitables, que de maux de dos ou d’insomnie inutiles.

Alors, que fait un coach ? Quels types de problèmes aident-ils à résoudre ?


« Je m’appelle Cécile FOISSEY, je suis ingénieur en agriculture et je pratique depuis près de 15 ans la médiation et le coaching à la Chambre d’agriculture de Haute-Marne. 15 ans durant lesquels j’ai remarqué à quel point il est difficile de faire le 1er pas, de se faire accompagner sur le volet humain : Pourquoi ? D’abord, parce que l’humain, c’est intime et on est pudique dans nos campagnes. Ensuite parce les agriculteurs doivent être forts et endurants, dans la vraie vie... Ils prennent sans problème soin des animaux, des champs, des vignes, pas le temps pour eux… Ils ne s’écoutent pas, ils font ce qu’il faut, ils agissent ! »

 


CHAPITRE 1 : UN COACH POUR QUOI FAIRE ?

Accompagner l’exploitant à faire des choix qui génèrent des changements.

Par exemple…
>> Un agriculteur veut embaucher un salarié, il a besoin de main d’œuvre. Il sait qu’il doit apprendre à déléguer ; il est parfois même capable de dire comment le faire. Pourtant, il ne parvient pas à l’appliquer.
>> Un viticulteur souffre et fait souffrir ses salariés de son perfectionnisme. Il veut changer mais il a peur de perdre la qualité de son travail.
>> Un collectif de magasin de producteurs s’est créé, c’est une opportunité commerciale et financière pour cet éleveur bovin. Il sait qu’il devrait y aller mais il ne parvient pas à s’engager.
>> Un polyculteur-éleveur a demandé une étude pour passer au bio, tous les feux sont au vert et il n’arrive pas à se décider.
>> Un jeune veut s’installer avec son père mais son dossier d’installation n’avance pas, il ne vient pas au rendez-vous, ne fait pas les démarches indispensables. Il veut comprendre.
>> Un éleveur veut se libérer du temps mais dès qu’il investit dans ce but, il rajoute une activité en plus. Il s’interroge.
>> Un viticulteur veut apprendre à dire non, il a suivi des formations mais c’est toujours difficile.

En tant que chef d’entreprise, il y a chaque jour des milliers de choix à faire : des petits et des gros. Ils ont des conséquences et entrainent des changements plus ou moins profonds. L’agriculteur est entièrement responsable de ses réussites et de ses erreurs : pas de supérieur à blâmer. Il est possible, à la rigueur, de blâmer le temps ou le contexte mais c’est toujours l’exploitant qui doit assumer les conséquences. C’est une lourde charge mentale : « vous êtes à la fois PDG, directeur, manager intermédiaire et ouvrier. Dans un contexte instable, c’est stimulant motivant et parfois épuisant ».

 

Comment fait-on habituellement ?

Habituellement, pour faire ses choix on utilise : ses expériences passées, des conseils de ses proches et de ses pairs, son intuition, des conseillers techniques ou technico-économiques ou encore stratégique, internet…

Malgré tous ces conseils, certains changements qui semblent rationnels, motivés par des chiffres ou une expertise ne sont pas faciles à faire. Ils réveillent des peurs, bousculent des croyances sur soi ou sur les autres, font basculer un équilibre sécurisant. Un changement semble-t-il anodin peut entrainer d’autres changements beaucoup plus déstabilisants.

 

C’est là que le coaching peut aider

En quelques séances de coaching (de 1 à 6 rendez-vous espacés de 3-4 semaines), le coach va faire travailler l’exploitant pour identifier ses objectifs (réalistes, précis, atteignables, dans un délai précis) et à les atteindre en mobilisant les ressources nécessaires.

Le coach aidera à vérifier la concordance de ses choix avec les valeurs, les aspirations de l’agriculteur et à faire le tri entre les craintes réalistes et celles qui ont été transmises. Il permettra d’identifier ce qui dépend de la personne et ce qui ne dépend pas de lui, de travailler sur ses croyances limitantes dans vos projets futurs et celles qui peuvent aider à avancer.

Le coach aidera aussi à faire émerger de nouveaux projets.

Une question à soulever, besoin d’échanger sur une situation... Contact : Cécile FOISSEY, 06 20 21 39 03