Vous êtes ici : Accueil > TECHNIQUES ET INNOVATIONS > IRRIGATION > La gestion collective

La gestion collective

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Les irrigants se sont très vite structurés autour de l’ADPIA, association des irrigants de l’Aube, dont une des missions est de les représenter auprès de l’Administration.

Dans les années 2006 puis 2013, deux études successives (TEMPO puis GARDENA) ont défini un volume prélevable pour l’irrigation dans la nappe de craie sans risque d’atteinte au milieu aquatique.

Suite à cette étude, quatre bassins versants se sont vus dans l’obligation de réduire leur prélèvement : ARDUSSON, BARBUISE, HERBISSONNE et LHUITRELLE.

 

 

 

 

 

Bien sûr, sur ces bassins versants, l’Administration refuse tout nouveau forage qui aurait pour conséquence d’augmenter les besoins.

La réduction est importante pour L’HERBISSONNE (- 70% du volume attribué) et la BARBUISE (- 39%).

Elle s’est fait progressivement à partir de 2009, l’objectif étant d’atteindre le volume TEMPO en 2015. On comprend bien que, sans alternative, cela signifie le démantèlement d’un pan de l’économie, ainsi que du tissu local et social, sur ces bassins versants.

Pour les quatre bassins versants, un travail collectif est effectué chaque année avec les irrigants afin de trouver un compromis dans la répartition du volume attribué.

Pour les deux bassins plus impactés (HERBISSONNE et BARBUISE), un collectif des irrigants s’est structuré avec pour projet de faire remonter sur le bassin versant de l’eau prélevée dans le corridor, où la ressource est plus abondante. Il y a tout un fonctionnement afin de répartir les volumes d’eau entre les irrigants et le travail se fait en coopération et en toute transparence avec l’Administration.

 

L’ADPIA vient en appui à cette organisation.

BARBUISE / CUMA IBVB :

- Substitution de l’eau du bassin versant par de l’eau prélevée dans le corridor de l’Aube

- Utilisation du réseau de canalisations existantes de CRISTAL UNION

- 1.200.000 m3 par an

HERBISSONNE / Association L’HERBISSONNE :

- Substitution de l’eau du bassin versant par de l’eau prélevée dans le corridor de l’Aube

- Utilisation du réseau de la canalisation existante de l’usine de déshydratation d’ORMES

- 850.000 m3 par an

La mise en place de ces réseaux, et notamment l’utilisation des réseaux existants, s’accompagne d’une augmentation du coût de l’eau. On estime qu’il y a un doublement du prix de l’eau pour ces structures. C’est le coût pour maintenir les tissus économique et rural dans ces zones.