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L'irrigation dans l'Aube

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L'irrigation dans l'Aube

Dans le département de l’Aube, l’irrigation s’est développée dans les années 2000 à 2010 permettant l’installation de filières de production de légumes sur la région. Les sols de craie sont tout particulièrement adaptés à ce type de production.

Les légumes de plein champ sont totalement dépendants de l’irrigation compte tenu :

  • du coût de l’investissement (le producteur ne peut se permettre un rendement insuffisant ou un déclassement de sa production),
  • et de la demande des acheteurs d’une qualité de produit (un légume qui ne répond pas au cahier des charges ne sera pas acheté ou à un prix ne couvrant pas le coût de production).

A ceci s’ajoute le contexte concurrentiel et de prix très variable d’une année à l’autre. Les légumes sont des productions coûteuses, demandant de l’irrigation, de la main-d’œuvre et à risques. Cependant, si la production n’était pas réalisée dans notre pays, elle serait faite ailleurs.

L’irrigation s’est installée uniquement dans les situations où la ressource en eau était suffisante et sûre : la réserve de la craie et les corridors fluviaux.

La production de légumes a permis  l’installation et le développement de filières. Toute une masse salariale et un tissu rural dépendent actuellement du maintien de l’irrigation.

Qui sont les irrigants ?

L’irrigation sur l’Aube, c’est :

  • 22.000 ha de cultures irrigables (6 % de la SAU). Ce sont les surfaces sur lesquelles il y a une demande de quota, mais qui ne seront pas forcément irriguées. On peut estimer que la moitié de cette surface est irriguée (le volume attribué étant insuffisant, l’irrigant fait des choix de report d’irrigation sur certaines parcelles), soit 3% de la SAU (à comparer aux 5,9% au niveau France),
  • 200 exploitations irrigantes, soit 5 % des exploitations de l’Aube (à comparer aux 15% en France),
  • et 300 points de prélèvements.

source : BNPE – Année 2017

 

 

Quelles sont les productions irriguées ?

67% du volume est demandé pour la production de légumes de plein champ : pommes de terre de consommation, oignons, carottes, poireaux, céleris, choux à choucroute,…

En année sèche, ce volume accordé est insuffisant et les cultures sont sous-alimentées en eau.

Le quota demandé et non utilisé sur d’autres cultures (betterave et orge principalement) est alors reporté sur les légumes qui sont les plus sensibles. Un manque d’eau sur betterave impactera le rendement. Un manque d’eau sur céleri rendra le produit non commercialisable. La production n’est pas vendable, par contre elle représente un coût élevé en intrants, plants et main d’œuvre, auxquels s’ajoutent les charges fixes de l’exploitation. C’est à l’irrigant de faire le choix de report d’une culture à l’autre : quelle production sous-alimenter en eau ou sacrifier pour optimiser le résultat économique de l’exploitation ? Pour cela, il va se baser sur les charges qu’il a investies, le rendement et la marge escomptés suivant le niveau d’irrigation.