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Stop aux idées reçues n° 1

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NON. Rassurez-vous : la France n’exporte pas son eau.  C’est l’inverse : la France est virtuellement importatrice nette d’eau associée à ses échanges commerciaux pour 8,4 milliards de m3/an.

41% de l’empreinte eau des européens est en dehors de l’Europe.

L’Europe occidentale (Union Européenne + Suisse + Norvège et Islande) est aujourd’hui redevenue globalement importatrice alimentaire nette en calories, à hauteur d’environ 10% de ses besoins (source Dorin, CIRAD, 2014), alors qu’elle avait pourtant retrouvé dans les années 1990 sa capacité à nourrir elle-même ses habitants.

 

En 2007, la France était virtuellement importatrice de 8,4 milliards de m3 d’eau : 6,6 milliards utilisés en France pour fabriquer les produits exportés et 15 milliards utilisés à l’étranger pour fabriquer les biens importés. Depuis, les importations agro-alimentaires ont augmenté de 60%.

La France demeure le 1er producteur agricole européen mais l’évolution de sa balance agro-alimentaire est à la baisse depuis le début des années 2000. Sans le vin et les spiritueux, la France aurait un déficit agricole de plus de 6 milliards d’euros.

 

Face à la baisse annoncée des rendements due à l’évolution climatique, la communauté scientifique craint que l’ajustement mondial pour le maintien de la sécurité alimentaire se fasse principalement « par extension des surfaces cultivées », donc avec de potentielles implications en matière de déforestation tropicale et, par suite, de perte de biodiversité et d’émissions accrues de GES.

 

Fiches à lire pour en savoir plus :

1/ Empreinte aquatique

2/ Eau virtuelle

3/ Conséquences de la délocalisation de la production

4/ Pourquoi produire en France coûte plus cher